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Femmes sous
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Hanna REITSCH (29 mars 1912 - 24 août 1979) Par Agnès Granjon
Très tôt, cette petite fille franche et sportive rêve de voler. Sa vivacité lui vaut quelques renvois de l’école. Ayant hérité de son père le goût d’aider les autres, elle souhaite devenir une sorte de "docteur volant" pour secourir les peuples d’Afrique ; désir qui contrarie fort son père. Celui-ci lui promet néanmoins qu’elle aura son autorisation pour prendre des cours de vol à voile lorsqu’elle aura terminé ses études secondaires et réussi son examen. A cette époque, le vol à voile est particulièrement développé en Allemagne, car il permet de contourner les règles strictes du traité de Versailles sur la construction d’avions à moteur. Hanna, qui souhaite se discipliner et se maîtriser, étudie en attendant les pratiques ecclésiastiques préconisées dans par Ignace de Loyola. A 19 ans, elle passe l’Abitur avec succès. Elle accepte ensuite de passer une année dans une école pour jeunes filles de bonne famille avant d’apprendre à piloter. A l’automne 1931, Hanna effectue son premier stage de vol à voile à Grünau. Pour la première fois, elle vole sous la conduite de Pit van Husen, à bord d’un Grunau 9 sur le Galgenberg. Son premier essai est catastrophique. Elle ne suit pas les consignes, manque de s’écraser sous les moqueries des garçons présents et se voit punie de trois jours d’interdiction de vol. La jeune fille comprend ce jour-là que piloter ne s’improvise pas. Dès lors, elle se montre particulièrement studieuse, s’exerçant même la nuit à pratiquer les différents gestes du pilotage. Très vite, elle impressionne Wolf Hirth, le directeur de l’école de vol à voile, par sa capacité de concentration. En 1932, Hanna obtient son brevet de pilote de vol à voile et commence des études de médecine à l’université de Berlin. En mai 1932, au cours d’un vol en planeur, elle s’égare dans les nuages et finit par se poser en pleine montagne près de la frontière tchèque, établissant sans le vouloir un nouveau record d’altitude. Cette même année, seule femme parmi les hommes, la petite jeune fille blonde (elle mesure 1,54 m seulement) intègre l’école d’aviation de Berlin-Staaken. Hanna ne s’intéresse pas uniquement au pilotage. Elle dévore les manuels et les livres techniques. Elle veut tout connaître des appareils et participe souvent à leur entretien dans les ateliers de l’école. Elle obtient ainsi quelques mois plus tard son brevet de pilote sur avion à moteur. Pour son second semestre de médecine, son père l’envoie à Kiel, où son frère Kurt se trouve alors en garnison et où, surtout, les occasions de voler sont plus rares. Mais la jeune fille profite du moindre congé pour retourner à Grünau, où elle paie ses heures de vol en travaillant aux ateliers. Grâce à Wolf Hirth, nommé directeur d’une nouvelle école de vol à voile, Hanna obtient un poste de monitrice. Ses parents lui accordent de mauvaise grâce l’autorisation d’abandonner provisoirement ses études. Elle peut continuer à exercer sa passion. Au cours des années 1930, Hanna Reitsch accumule de très nombreux records. Dès 1932, elle établit le record du monde féminin de vol à voile en volant durant 5 heures et demie. Exploit qu’elle élève à 11 heures et demie en 1933. A compter de 1933, la jeune aviatrice se consacre entièrement à sa passion. Elle travaille parfois comme doublure de cinéma pour la U.F.A., ce qui lui permet, tout en gagnant sa vie de se perfectionner dans les figures acrobatiques les plus téméraires et de battre de nouveaux records. Pilote d’une exceptionnelle adresse, très audacieuse, elle participe en 1933-1934 aux compétitions de la Wasserkuppe, qui ont lieu dans le massif de la Rhön. En 1934, elle atteint l’altitude, inégalée pour une femme, de 2.800 mètres en planeur. Ses qualités d’aviatrice lui valent d’être sélectionnée par le professeur Georgii, célèbre météorologue et président de la commission internationale d’étude du vol à voile, pour faire partie de la délégation allemande chargée de faire des démonstrations au Brésil et en Argentine. Le 3 janvier 1934, alors qu’elle n’a que 22 ans, la jeune Allemande quitte Hambourg à bord du "Monte Pascoal" avec Oskar Ursinus, Wolf Hirth et le professeur Georgii. Destination : l’Amérique du Sud. A Sao Paulo, elle manque de s’écraser. L’accueil est enthousiaste en Argentine, où le gouvernement soutient financièrement les meetings aériens de la troupe allemande. Hanna Reitsch quitte l’Argentine avec la décoration accordée aux meilleurs pilotes de planeurs. Elle est la première femme à obtenir cette distinction. Le retour est triomphal. Le professeur Georgii l’engage comme pilote d’essai pour l’Institut allemand de recherches sur le vol à voile et la fait nommer au centre de recherches de Darmstadt. Quelques temps plus tard, elle intègre l’équipe du comte Ysenburg invitée par le gouvernement de Finlande pour initier les Finlandais au vol à voile. Hanna s’y consacre avec son enthousiasme habituel et ses qualités de formatrice sont reconnues par les autorités finlandaises ainsi que par le ministre de l’Air du Reich qui lui accordent plusieurs distinctions. Souhaitant cependant se former au pilotage de plus gros appareils, l’audacieuse jeune fille délaisse quelque peu le planeur pour suivre les cours de l’école de navigation de l’aviation de transport à Stettin. Cette école, à l’organisation toute militaire, est alors exclusivement masculine. Malgré les nombreuses difficultés liées à son sexe, elle réussit à s’intégrer auprès de ses camarades grâce à ses qualités de pilote et à sa ténacité. En mai 1935, elle représente l’Allemagne aux championnats du monde de vol à voile qui se tiennent à Lisbonne. A l’aller, le survol de la France à bord d’un avion-remorque ne se fait pas sans heurts. Ayant dû se poser en urgence sur un terrain militaire près de Lyon, Hanna et son passager sont retenus plusieurs heures par les autorités françaises, sous l’accusation d’espionnage. L’intervention du consul allemand leur permet cependant de reprendre leur voyage. Au Portugal, la jeune allemande est à nouveau victime d’un petit incident. La loi portugaise interdit en effet aux femmes le port du pantalon long, ce qui lui vaut d’être emprisonnée durant quelques heures, avant d’être remise en liberté sur décision d’un juge grand admirateur du Reich. A son retour en Allemagne, l’institut de Darmstadt la charge des essais d’un nouveau planeur, l’Albatros, qui a la particularité de pouvoir décoller d’un plan d’eau. Après avoir battu le record féminin de distance en planeur en effectuant 160 kilomètres en ligne droite, elle bat en 1936 le record du monde de distance en planeur, en parcourant 305 kilomètres. La même année, en remplacement de Ludwig Hoffman, gravement malade, elle expérimente pour le constructeur Hans Jacob les nouveaux systèmes de freinage qui permettent d’effectuer d’impressionnants vols en piqué et qui équiperont les futurs Stukas. Au printemps 1937, à la demande du général Ernst Udet, l’expérience de vol en piqué est renouvelée avec succès en présence de plusieurs généraux de la Luftwaffe, sur l’aéroport de Darmstadt-Griesheim. Ce qui vaut à Hanna d’être reconnue officiellement par les autorités militaires aériennes allemandes et d’être nommée capitaine d’aviation. Elle est la première femme au monde à accéder à ce grade. En 1937, elle remporte également le championnat allemand de vol à voile en distance parcourue et effectue en mai avec quatre autres camarades sa première traversée des Alpes en planeur. En septembre 1937, elle est officieusement engagée par le général Udet, devenant ainsi la première femme pilote d’essai de l’armée. Hanna Reitsch est placée sous les ordres directs de Karl Franke, le pilote d’essai en chef. Elle qui, profondément patriote, appelle les avions de guerre allemands les "gardiens des portes de la paix", est profondément honorée par cette nouvelle tâche. Elle est affectée au centre d’essais de la Luftwaffe, à Rechlin. Dès lors, elle participe à la modernisation de la Luftwaffe, essayant différents types d’avions militaires. Son premier travail consiste à tester les méthodes de freinage des Stukas, les Junkers 87, en multipliant les vols en piqué. Elle teste aussi, parmi d’autres, le Henschel 293, le lourd et peu maniable avion de transport Messerschmitt, ainsi que différents modèles de bombardiers et de chasseurs. Le 25 octobre 1937, elle réussit à parcourir en ligne droite près de 109 kilomètres sur le prototype d’hélicoptère FW61 mis sur pied conjointement par le professeur Focke et de Achgelis. Ses prouesses font d’elle une véritable star au sein du parti nazi et le Führer la charge personnellement de présenter le prototype de l’hélicoptère au public allemand. Elle effectue ainsi plusieurs fois, au cours du mois de février 1938 des vols en intérieur avec le FW61 sous le chapiteau de la Deutschlandhalle de Berlin. La même année, elle se voit décerner les insignes de pilote militaire. En août 1938, elle participe avec le comte Hagenburg et Emil Kropf à la compétition aérienne internationale qui se tient à Cleveland. Hanna Reitsch est impressionnée par l’amabilité des Américains qui applaudissent ses exploits acrobatiques, et déçue par leurs compétences techniques. Mais l’équipage allemand doit annuler ses autres engagements en Amérique : la crise tchécoslovaque vient d’éclater. Un télégramme leur donne l’ordre de rentrer au pays. En février 1939, la jeune femme se joint à l’expédition du professeur Georgii en Afrique du Nord italienne. Les pilotes ont interdiction formelle de survoler le désert. Hanna obtient cependant une autorisation exceptionnelle des autorités italiennes. Prise dans une tempête de sable, elle doit poser son appareil dans le désert. En juillet 1939, en Allemagne cette fois, elle pulvérise son propre record de vol à voile d’un point à un autre. Ses expérimentations aériennes suivantes portent sur les planeurs de transport, qui seront chargés de déposer des troupes derrière les lignes de fortifications et qui joueront un rôle décisif en mai 1940, lors de la prise du fort belge d’Eben-Emaël. A l’inverse, les tentatives d’essai de ravitaillement en vol tournent à l’échec et sont ajournées, de même que les expériences d’appontage par l’utilisation de câbles sur les navires de guerre. Au péril de sa vie, à bord de bombardiers, la jeune femme teste ensuite différentes méthodes devant permettre de couper les câbles retenant les ballons de barrage britanniques. Le 27 mars 1941, au cours d’une réception organisée en son honneur à Berlin, Goering lui remet pour ses prouesses en tant que pilote d’essai les insignes de pilote militaire en or avec brillants. Le lendemain, Hitler l’accueille à son tour à la chancellerie en compagnie d’autres pilotes, et lui décerne alors la Croix de Fer de 2e classe. La jeune femme reçoit cette distinction, exceptionnelle pour une femme, avec une grande fierté. Elle est désormais célèbre dans l’ensemble du Reich. Le 4 avril 1941, sa ville natale d’Hirschberg la proclame citoyenne d’honneur. En 1942, en remplacement d’Heini Dittmar blessé à la colonne vertébrale, Hanna Reitsch poursuit à Augsbourg les essais du Messerschmitt 163 A et B, prototypes de chasseur à moteur-fusée pouvant voler en vitesse de pointe à plus de 1.000 km/h. Elle atteint ainsi l’altitude de 30.000 pieds (9.100 mètres) en 90 secondes. Mais le 30 octobre 1942, elle s’écrase au décollage sur la base de Regensburg lors de son cinquième vol d’essai du Messerschmitt 163 B. Sérieusement accidentée, ayant six fractures du crâne, deux du nez et plusieurs déplacements de vertèbres, le capitaine Reitsch refuse d’être soignée avant d’avoir écrit, de la main gauche, son bras droit étant cassé, son rapport sur les causes de cet échec, puis de s’évanouir des suites de ses multiples blessures. Elle est hospitalisée à Ratisbonne. Quelques jours plus tard, début novembre 1942, lui est décernée la Croix de Fer de première classe. L’aviatrice passe les trois mois suivants suspendue entre la vie et la mort. Sa mère reste à son chevet jour et nuit. Et Hanna survit à ses blessures. Après des mois d’hospitalisation, elle part en mars 1943 en convalescence à Hirschberg, où elle se contraint jour après jour à escalader le toit de la maison mise à sa disposition pour lutter contre les violents vertiges et les maux de tête qui l’assaillent. Quelques mois plus tard, elle obtient de Goering l’autorisation de servir sur le front. En novembre 1943, elle rejoint ainsi le général d’aviation Robert Ritter von Greim au quartier général de la Luftwaffe sur le front de l’Est, près de Orscha. Effectuant des tournées auprès des troupes sur le front, le capitaine Reitsch prend conscience de toute l’étendue du désastre qui se prépare, mais elle tente néanmoins d’exalter le patriotisme des soldats. Elle ne reste cependant que trois semaines sur le front de l'Est avant de rejoindre le Reich pour reprendre les essais. En décembre 1943, à Bad Zwischenahm, elle réussit à décoller à deux reprises avec un chasseur Me 163 A. Au cours de l’année 1944, Hanna Reitsch se consacre à l’opération "Reichenberg", dont l’objectif est de piloter des V1 modifiés (les Fi.103) pour lancer des opérations suicides contre les Alliés. Il est théoriquement prévu que le pilote puisse sauter de l’appareil juste avant l’impact. Idéaliste, fervente admiratrice du Führer, le capitaine Reitsch est persuadée que cette méthode permettrait de détruire les centres de production ennemis en payant un prix minimum en matériel et en hommes, seul moyen selon elle de changer le cours de la guerre. Avec l’accord du Führer, des pilotes sont recrutés. Dès août 1943, la jeune femme a commencé à tester à Peenemünde des prototypes de V1 modifiés, sommairement équipés d’un étroit cockpit. Mais les ingénieurs allemands n’arrivent toujours pas à résoudre les défauts de stabilité. De septembre à novembre 1944, couchée à plat ventre dans le poste de pilotage, la téméraire aviatrice accomplit dix vols à bord d’un V1 transformé, renommé Fi.104R-1, largué en plein ciel par un bombardier Heinkel 111. Ses observations lors des essais permettent de déceler un défaut dans le système gyroscopique d’autoguidage à l’origine du manque de stabilité. Néanmoins, le projet Reichenberg ne deviendra pas opérationnel. En octobre 1944, Hanna Reitsch est blessée lors d’un bombardement sur Berlin. Hospitalisée, elle examine les possibilités d’évacuation par les airs des blessés de la capitale. Dès sa remise sur pied, elle effectue plusieurs vols préparatoires en vue de réaliser son projet. La situation militaire du Reich empire. Au cours d’une visite à Berchtesgaden, après que lui fut remise la Croix de Fer de première classe, le capitaine Reitsch n’hésite pas à contredire Hitler, qu’elle juge trop optimiste. Dans les ultimes jours du Reich, en avril 1945, alors qu’elle se trouve dans le Tyrol autrichien pour repérer des terrains d’atterrissage, elle est rappelée à Munich par le général von Greim. Celui-ci a été convoqué en urgence par Hitler à la chancellerie et la jeune femme lui semble la seule capable de l’accompagner dans Berlin assiégé. Le 25 avril 1945, Hanna Reitsch et von Greim rallient la base de l’état-major de la Luftwaffe Nord, à Rechlin. De là, ils sont transportés avec succès à Gatow, le seul aérodrome berlinois encore aux mains des Allemands, à bord d’un chasseur Focke-Wulf F.W. 190 biplace. L’aviatrice passe les trente minutes du vol recroquevillée derrière le siège du copilote occupé par von Greim. De Gatow, ils s’embarquent le 26 avril en fin d’après-midi à bord d’un d’avion de liaison Storch. Von Greim est aux commandes de l’appareil. Objectif : La porte de Brandebourg. Mais le Storch est atteint par l’artillerie ennemie qui pilonne Berlin, et von Greim, blessé à la jambe, perd connaissance. Hanna Reitsch parvient cependant à redresser l’appareil et à atterrir. Elle est la dernière à se poser dans Berlin encerclé. Elle et von Greim restent deux jours dans le bunker de la chancellerie. Ils sont parmi les derniers visiteurs du Führer, qui vient de nommer von Greim maréchal de l’Air en remplacement de Goering, accusé de trahison. Durant quelques heures, la jeune femme s’occupe des enfants Goebbels et tente en vain de persuader le ministre de la Propagande de les faire évacuer. Dans la nuit du 28 au 29 avril, Hitler, qui a refusé de quitter le bunker comme le lui proposait Hanna Reitsch, et qui vient d’apprendre que Himmler a trahi à son tour, leur donne l’ordre de quitter Berlin pour rejoindre Doenitz. A bord d’un avion d’entraînement Arado 96, le capitaine Reitsch réussit à traverser les barrages de la D.C.A. soviétique et à rejoindre avec von Greim le terrain d’aviation de Rechlin, puis le quartier général de l’amiral Doenitz. Plus tard, capturée par les troupes américaines, elle est emprisonnée durant 18 mois, soupçonnée un temps d’avoir quitté Berlin avec Hitler en personne. Elle témoigne alors de l’effondrement de la personnalité du Führer dans les derniers jours de sa vie. Tous les membres de sa famille ont péri dans les derniers mois du Reich. Après sa libération en novembre 1946, Hanna Reitsch, qui ne renie rien de son passé, porte fièrement sa Croix de Fer et ses médailles de la Luftwaffe. A la suite de la défaite nazie, défense est faite de piloter aux citoyens allemands. L’interdiction est levée en 1952. L’aviatrice reprend alors ses exploits aériens, représentant la R.F.A. au cours de meetings dans tous les pays d’Europe occidentale, ceux de l’Est refusant de l’accueillir. Elle remporte ainsi en 1952 en Espagne la médaille de bronze aux championnats du monde de vol à voile. A partir de 1954, elle travaille pour l’institut de recherches allemand sur la navigation aérienne à Darmstadt. En 1956, elle parcourt en planeur 370 kilomètres en vol libre. En 1957, elle établit un nouveau record féminin d’altitude en atteignant 7.400 mètres en planeur. Hanna Reitsch apporte également son soutien aux autres femmes pilotes et se consacre à son rêve de jeunesse : aider les pays pauvres. En 1959, elle se rend en Inde en tant qu’hôte du premier ministre Nehru et créé sur place des écoles de vol à voile. En 1961, elle est reçue à la Maison Blanche par le président Kennedy. De 1962 à 1966, elle réside au Ghana, au service de Kwame Nkrumah, et monte avec deux pilotes et amis l’école nationale de vol à voile. Mais son œuvre est détruite lorsque Nkrumah est écarté du pouvoir. L’aviatrice s’établit un temps en Guinée avant de rentrer en R.F.A. En 1951, Hanna Reitsch publie son autobiographie, Fliegen mein Leben (Voler c’est ma vie, traduit dans la version française par "Aventures en plein ciel"). Cet ouvrage est suivi de plusieurs autres dans lesquels elle témoigne de ses expériences et rend hommage aux aviateurs du monde entier. En 1971, à l’âge de 59 ans, elle est la première femme à gagner les championnats du monde de vol en hélicoptère. En 1978, elle établit un nouveau record mondial féminin de distance en planeur en franchissant les Alpes. Au cours de sa vie, l’aviatrice allemande dresse ainsi plus de 40 records divers à bord d’avions ou de planeurs. Hanna Reitsch décède à Francfort à l’âge de 67 ans, le 24 août 1979, des suites d’une attaque cardiaque. Elle est inhumée à Salzbourg, en Autriche, aux côtés de ses parents. |
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